Généralités sur le loup

Histoire de loup

Historique

Le loup moderne est apparu il y a 2 millions d’années, avec une physionomie proche de celle de l’animal que l’on connaît aujourd’hui.
La domestication du loup a commencé il y a 15 000 à 30 000 ans, par la sélection artificielle d’individus, pour créer l’ensemble des races de chiens actuelles. Parallèlement, l’agriculture s’est développée il y a 10 000 à 14 000 ans, et le loup a alors commencé à être perçu comme un animal nuisible, causant des dégâts à l’élevage.
En France, le loup a été exterminé au cours des XIXème et XXème siècles, avec un dernier animal abattu en 1937 dans le Limousin. Dans les années 1990, des individus venus d’Italie ont commencé des incursions dans le Mercantour, avec un retour naturel de l’espèce en France officialisé en 1992.

Aujourd’hui, le loup est principalement présent dans le quart sud-est du pays et progresse depuis plusieurs années vers le reste du territoire (carte ci-contre). D’abord vers le nord (Jura, Vosges) et les Pyrénées, l’espèce s’est ensuite déplacée vers le sud du Massif Central. Désormais, des loups sont aperçus sur la façade atlantique, jusque dans le Calvados et le Finistère. Début 2022, la population est estimée à 921 loups.


Loup et chiens

Pour rappel, le loup et le chien appartiennent à la même espèce Canis lupus, et en sont des sous-espèces différentes (Canis lupus lupus pour le loup et Canis lupus familiaris pour le chien). Ils ne diffèrent que par moins de 1% de leur ADN, malgré des physiques parfois très éloignés !
Certaines races de chiens, récemment sélectionnées, ont gardé un aspect et des comportements proches de ceux du loup : les chiens loups Tchécoslovaques et chiens de Saarlos.

(photo : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ylathor_z_Peron%C3%B3wki.jpg ).

Rôles biologiques du loup

Au sommet de sa chaîne alimentaire, le loup assure :
un contrôle démographique sur les espèces qu’il consomme : il évite ainsi une prolifération de ces espèces, qui déstabiliserait l’écosystème.
Exemple : depuis la disparition du loup en France, les populations de chevreuils et sangliers ont explosé, tout comme les dégâts que ceux-ci causent à l’environnement et aux activités humaines (sylviculture, cultures alimentaires) ;
un contrôle de l’état sanitaire des espèces proies : en consommant les individus blessés, malades ou faibles, le loup favorise des populations en bonne santé.
En effet, sans prédateurs, le gibier a tendance à se regrouper, la reproduction augmente ainsi que la consommation de jeunes plants. La nourriture finit par limiter la croissance, mais la circulation de maladies est plus aisée, ce qui affaiblit la population.