Le Loup

Informations générales

Biologie

Structure sociale, territoire, mode de colonisation, reproduction et développement de l’espèce

Les caractéristiques biologiques du loup rendent difficiles :
- l’observation de l’espèce, et donc sa détection, notamment celles des individus solitaires évoluant sur les fronts de colonisation : un individu peut être de passage ou installé sur un territoire pendant des mois avant d’en trouver un indice ;
- l’anticipation du déplacement ou de l’installation d’un individu ou d’une meute.
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Régime alimentaire

Le régime alimentaire de cette espèce est très varié et dépend de la disponibilité en proies, mais est constitué en grande majorité d’animaux de faune sauvage.
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Prédation sur troupeaux domestiques

La prédation par le loup sur des troupeaux domestiques concerne principalement certains élevages des Alpes, où l’essentiel de la population lupine est installé et où se trouvent la quasi-totalité des meutes.
En Nouvelle-Aquitaine, seules les Pyrénées ont détecté la présence régulière de loups et les seuls constats attribuables à cette espèce surviennent dans les Pyrénées Atlantiques. Pour le moment, aucun dommage n’a été retenu comme issu d’un loup en Limousin.
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Législation

Statut et textes de loi

Le loup est protégé aux échelles internationale, européenne et française. Il est donc interdit de détruire des individus ou de porter atteinte à leur environnement. Toutefois, des arrêtés ministériels prévoient des dérogations (tirs) à cette protection, afin de limiter les dommages au bétail si les mesures de protection ne suffisent pas.
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Classement des territoires relativement au risque de prédation

En fonction des indices de présence (récurrence ou indices ponctuels) et des données de dommages, les communes françaises sont classées en « cercles », qui représentent le degré d’exposition à la prédation et détermine les mesures de protection qui peuvent être financées.
L’ex-Limousin est situé hors cercle puisqu’aucune récurrence indices de présence ni aucun dommage n’y ont été attribués au loup. La région dispose cependant de crédits d’urgence, fonds pouvant être mobilisés pour faire face à l’émergence soudaine de prédations (achat de matériel d’effarouchement, de filets électrifiés ou financement d’une surveillance par l’éleveur).
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Dispositifs Etat

Constats de dommages sur troupeaux domestiques

Lorsqu’un éleveur soupçonne une prédation sur son troupeau, il contacte le service départemental de l’Office français de la biodiversité (OFB) pour que des agents viennent effectuer un constat, c’est-à-dire un relevé des éléments techniques. Une expertise est ensuite réalisée pour déterminer l’origine de la mort. Si celle-ci est liée à une prédation pour laquelle la responsabilité du loup n’est pas écartée, la DDT propose à l’éleveur une indemnisation.
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En ex-Limousin, aucun constat de dommages n’a encore été reconnu comme attribuable au loup.

Indemnisation des dommages

Si une mortalité domestique est reconnue comme pouvant être due à un loup, l’éleveur est indemnisé pour les pertes directes engendrées (animaux morts, blessés grièvement ou disparus), pour les pertes indirectes éventuelles (avortement, perte de productivité) et pour les frais vétérinaires ou matériels (clôtures endommagées) possibles.
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Mesures de protection des troupeaux

Les éleveurs peuvent procéder à des effarouchements visuels, sonores ou olfactifs autour de leurs troupeaux pâturant, ainsi que réaliser des tirs non létaux (à blanc) pour dissuader un loup d’attaquer.
Si cela ne suffit pas, des dispositifs permettent de réduire efficacement la prédation, lorsqu’ils sont adaptés au contexte et au mode de conduite des troupeaux : la surveillance accrue, l’électrification de clôtures, l’utilisation de chiens de protection, le regroupement nocturne… Ces mesures peuvent être financées par l’Etat et l’Union Européenne, en fonction du classement des communes en cercles.
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Informations sur les mesures de protection en Europe ici.

Protocole de tirs

Afin de limiter les prédations, la France autorise les tirs dérogatoires de loup autour des troupeaux protégés. Il existe 3 types de tirs, qui peuvent être mis en œuvre successivement (si le précédent n’a pas permis de réduire les dommages) :
- le tir de défense simple : une personne titulaire du permis de chasse peut tirer sur un loup en situation d’attaque d’un troupeau protégé ;
- le tir de défense renforcée : 10 tireurs maximum sont autorisés autour d’un troupeau/lot protégé afin de tirer sur un loup en situation d’attaque ;
- le tir de prélèvement : pour une durée maximale de 3 mois, des chasseurs peuvent tirer sur un loup à l’occasion d’actions de chasse, sur un territoire défini.
En l’absence de dommages attribuables au loup, aucune autorisation de tir n’a été accordée en Limousin.
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Informations sur les tirs de loups en Europe ici.

Conclusion

Si le loup est un élément indispensable au bon fonctionnement des écosystèmes, en régulant des populations de proies et réduisant ainsi leurs impacts sur les activités humaines, il est lui aussi source de « déprédations » (dommages), en particulier sur l’élevage extensif. C’est pour cela que la question du loup, et plus généralement des grands prédateurs, est source de conflits et de préoccupations.
La disparition du loup de notre territoire pendant plusieurs décennies et la déprise agricole qui sévit depuis presque aussi longtemps ont entraîné de profondes modifications des pratiques d’élevage et la disparition des attitudes et moyens initialement prévus pour limiter les prédations :
- les bergers ont pratiquement disparu de nos campagnes, notamment sur les petits élevages ;
- les cabanes permettant de les loger et les chiens de protection ont été abandonnés ;
- la population « restreinte » de loups en France ne permet plus de recourir aux tirs comme il était d’usage autrefois, lorsque l’espèce occupait la quasi-totalité des territoires ;
- ne faisant plus face à la pression de l’Homme aux abords des pâtures (avertissement des chiens ou tirs en cas d’approche d’un prédateur), les loups ont perdu leur respect vis-à-vis des barrières entourant les troupeaux.

Le surplus de travail, les pertes économiques et les inquiétudes induites pour les éleveurs sont importants et, ajoutés à des difficultés financières ou techniques déjà existantes, peuvent conduire à une remise en question du métier.
En outre, l’utilisation de chiens de protection ou de clôtures électrifiées peut avoir un impact sur d’autres activités, notamment touristiques, sur la circulation sur les territoires et sur l’attrait de paysages reconnus.
Afin de prendre en compte ces contraintes et de respecter ses engagements internationaux concernant le loup, l’Etat a opté pour un suivi fin des populations lupines et un soutien, technique et financier, des professions impactées. Ce travail favorise in fine les relations et la synergie entre les acteurs, la communication, le partage de connaissances, la concertation et les partenariats.