Le Loup

Bilan

Biologie :

Le loup vit en groupe sédentarisé (2 individus minimum) ou seul à la recherche d’un territoire et d’un partenaire.
Les petits sont visibles à partir de juillet-août, et acquièrent leur taille adulte à l’automne (malgré quelques différences physiques).
Les individus solitaires bougent beaucoup, loin et dans tout type de milieu.
En consommant des proies fragiles, le loup contribue à l’amélioration de l’état sanitaire des ongulés, à une régulation des espèces sauvages et donc à une réduction de leurs impacts sur les activités humaines, en particulier la sylviculture.

Anticiper l’arrivée du loup et soutenir les éleveurs :

Les indices de présence de l’espèce sont primordiaux pour initier des actions et discussions localement afin de définir les solutions adaptées pour prévenir les dommages et anticiper la mise en œuvre de moyens de protection.
Des dommages peuvent survenir dans les élevages extensifs : après signalement par l’éleveur, les données sont relevées puis expertisées afin de définir si la prédation peut être due à un loup. Dans ce cas, une indemnisation est proposée à l’éleveur pour compenser la perte d’animaux, des baisses de productivité ainsi que les frais potentiellement engagés.
Les éleveurs sont soutenus par l’Etat dans la protection de leur troupeau, par un accompagnement ainsi que la mise en place de dispositifs de protection voire la délivrance d’autorisation de tirs de loups.

Le loup dans le PNR de Millevaches en Limousin :

L’arrivée et/ou le passage du loup sur le territoire du Parc est possible, avec des animaux seuls et discrets, sans qu’une échéance d’installation puisse être envisagée. En revanche, en se référant aux indices (dont les constats) et à l’expérience des autres départements de moyenne montagne, le processus de colonisation du Limousin ne commencera pas par une arrivée massive ou par l’installation d’une meute.
Les éleveurs sont invités à contacter l’OFB s’ils suspectent une prédation par un loup sur leurs troupeaux (cf parties sur les constats). S’ils désirent employer un chien de protection, ils peuvent se renseigner auprès de l’ACUCT19, qui dispose de connaissances et de contacts sur cette thématique.
Sur ce territoire sans présence avérée de loup, et donc sans financement possible de mesures de protection dans le cadre strict du PNA loup et élevage, la Région dispose néanmoins de crédits pouvant être sollicités en cas d’attaque inopinée sur des troupeaux domestiques. En outre, des comités de veille existent d’ores et déjà sur les trois départements limousins et un réseau de correspondants formés est déjà déployé pour relever des indices de présence de loup. Au Parc, 2 agents sont formés à la collecte d’indices, et 2 autres devraient l’être en 2021.
Le Parc encourage les habitants à lui communiquer toute suspicion sur la présence d’un loup (y compris une prédation domestique, après appel du service départemental de l’OFB) et lui faire parvenir d’éventuelles photos d’indices de présence (crottes, empreintes/pistes, carcasses de proies sauvages). Une application sera prochainement créée pour faciliter cette collecte.

Contact

Jessica Hureaux
Chargée de mission Grands Prédateurs
j.hureaux[a]pnr-millevaches.fr
05 55 96 97 29