Z.P.S. Plateau de Millevaches

Fiche d’identité du site

Nom du site : Zone de Protection Spéciale (Z.P.S.) Plateau de Millevaches
Surface : 65 974 hectares
Altitude : de 526 à 977 mètres
Caractéristiques :
• présence de milieux naturels remarquables : landes sèches, tourbières, hêtraies...
12 espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire déterminantes.
• 25 avril 2006, arrêté ministériel de désignation du site.
• 5 avril 2011, validation du Document d’objectifs par arrêté du Préfet de la Creuse

La Zone de Protection Spéciale (Z.P.S.) Plateau de Millevaches

La Z.P.S. Plateau de Millevaches est un très grand site Natura 2000 (65 974 hectares), qui a été désigné en raison de la présence de douze espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire.
Si toutes ces espèces bénéficient d’une large répartition en Europe, et sans que leur présence ne relève de l’exception, leur cohabitation sur un même territoire est singulière. Le Plateau de Millevaches est ainsi l’une des rares régions de France où se côtoient, en période de reproduction, le circaète Jean-le-Blanc (rapace diurne aux affinités méridionales), le busard Saint-Martin (rapace diurne des vastes espaces ouverts), la chouette de Tengmalm (rapace nocturne des grands massifs forestiers de l’étage montagnard) et de belles populations d’alouette lulu (passereau en raréfaction, typique des régions d’élevage extensif).

Le Plateau de Millevaches doit aussi son originalité à sa situation régionale. Grand plateau du Massif Central, doté d’un climat frais et arrosé, il occupe une position centrale en Limousin, dont il représente « la Montagne ». Réparti entre les trois départements de cette région, il rassemble une trentaine de communes qui ont connu une mutation de leur structure socio-économique au cours du 20ème siècle : abandon pastoral, développement forestier, chute démographique… Au commencement du 21ème siècle, le portrait économique et social du Plateau de Millevaches semble l’éclaircir, avec une stabilisation du nombre d’habitants, le développement des intercommunalités et une affirmation du caractère d’espace « naturel », en phase avec les objectifs globaux du développement durable.
Dans le site Natura 2000, la problématique pour le maintien dans un bon état de conservation des populations d’espèces d’intérêt communautaire tient à trois données principales :

  • Des populations d’espèces dont les niveaux d’effectifs sont faibles à très faibles dans la zone (notamment : circaète, chouette de Tengmalm et busards),
  • Une occupation du sol mouvante, avec des habitats agricoles qui succèdent aux habitats forestiers (défriches), qui s’établissent eux-mêmes en lieu et place d’espaces pastoraux (par plantations, développement d’accrus…),
  • Une forte incidence des politiques publiques sur la physionomie de l’occupation du sol  : aides aux boisements, politiques agricoles (spécialisation sur l’élevage de broutards), schémas de développement des énergies renouvelables (éolien, photo-voltaïque, hydro-électricité, bois-énergie), programmes de conservation des habitats naturels (Natura 2000, agro-environnement…).